TIKTOKEUR « MEDHI » : VAGUE DE TEMOIGNAGES SUR DES VIOLENCES SEXUELLES ET VERBALES, CE QUE L’ON SAIT

Une affaire qui éclate sur les réseaux sociaux

Depuis quelques jours, le nom du TikTokeur connu sous le pseudonyme « Médhi » également appelé « Coach Medhi «   dans certains témoignages circule massivement sur la toile, associé à de graves accusations de violences verbales et de viols présumés.

Tout commence avec une vidéo story publiée par une jeune femme, dans laquelle elle dénonce publiquement les agressions verbales dont elle affirme avoir été victime de la part de ce créateur de contenu. Cette prise de parole agit comme un déclencheur : rapidement republié sur plusieurs plateformes, le contenu provoque un effet boule de neige, poussant d’autres jeunes femmes à témoigner à leur tour dans les commentaires.

Des lives TikTok au cœur des révélations

La mobilisation ne s’arrête pas là. Des lives TikTok sont organisés, offrant un espace de parole à plusieurs femmes qui décrivent des scènes d’agressions verbales répétées. Mais c’est lors d’un live organisé par une internaute, en présence de la TikTokeuse Maa Bio, que la situation prend une tournure encore plus grave : plusieurs femmes y témoignent avoir été victimes de viol de la part du mis en cause.

La TikTokeuse Aya Robet, alertée par ces révélations, rejoint le live pour s’informer. Peu après, elle lance elle-même un live et convie directement « Médhi », l’interpellant face à l’ensemble de la communauté pour qu’il s’explique.

 La réponse du mis en cause

Face aux accusations, le TikTokeur reconnaît partiellement certains comportements : il admet avoir pu être « désagréable verbalement » envers certaines femmes. Cependant, il nie catégoriquement les accusations de viol et exige la production de preuves concrètes pour étayer ces allégations.

Il va plus loin en menaçant de porter plainte contre ses accusatrices, estimant que ces témoignages portent atteinte à son image et à sa réputation. Fait notable : des victimes présentes en direct lors du live ont pris la parole en sa présence des témoignages qu’il refuse de reconnaître comme véridiques.

 Le témoignage d’une victime présumée

Parmi les récits qui circulent, celui d’une jeune femme est particulièrement poignant. Elle décrit des faits d’une extrême gravité, incluant des actes sexuels non consentis répétés, affirmant que le mis en cause « venait abuser d’elle toutes les trois heures ». Elle précise qu’à sa sortie de cette situation, elle en a informé son grand frère, lequel, avec sa tante aujourd’hui décédée, a alerté les parents de la jeune femme.

« En fait, je ne sais pas s’il voulait que je sois la dernière personne victime. Quand je suis sortie de là, je suis venue, j’ai parlé de ça à mon grand-frère. »

Elle affirme avoir porté plainte une première fois en 2018, sans suite judiciaire. Une seconde plainte déposée en 2024 n‘aurait, selon elle, connu aucun aboutissement à ce jour. Elle dit détenir des preuves conservées sur une clé USB appartenant à son grand frère.

Une affaire à suivre, entre responsabilité et présomption d’innocence

L’affaire soulève des questions profondes sur la parole des victimes sur les réseaux sociaux, la responsabilité des créateurs de contenu et les limites du système judiciaire face à des plaintes sans suite. À ce stade, aucune condamnation judiciaire n’a été prononcée contre le mis en cause.

VozMagazine rappelle que, conformément au principe de la présomption d’innocence, toute personne est considérée innocente jusqu’à preuve du contraire devant un tribunal compétent. Nous continuerons à suivre cette affaire de près et à vous informer de tout développement.

Si vous êtes victime de violences sexuelles ou verbales, des structures d’aide et d’écoute sont disponibles dans votre pays. N’hésitez pas à porter plainte auprès des autorités compétentes.

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