CÔTE D’IVOIRE : SCANDALE CHEZ CODIVAL, 128 MILLIONS FCFA DÉTOURNÉS EN INTERNE

C‘est un scandale qui ébranle l’une des entreprises les plus sécurisées du pays. 

Codival, leader ivoirien du transport de fonds, fondée en 1975 et filiale du groupe SAGAM International , se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire de fraude interne aux contours bien organisés.

 COMMENT LE RÉSEAU DE DÉTOURNEMENT FONCTIONNAIT CHEZ CODIVAL ?

Des mécaniciens de l’entreprise, chargés de l’entretien et du stationnement des véhicules, sont au cœur de ce réseau. Au lieu de garer les engins au sein de la société, ils les conduisaient chez un complice extérieur, présenté comme un « vulgarisateur », où du carburant était frauduleusement soutiré, puis revendu. Les gains étaient ensuite répartis entre les membres du réseau. 

Un montage discret, pensé de l’intérieur, qui a visiblement fonctionné pendant un certain temps avant d’être mis au jour.

 128 MILLIONS FCFA ET SEPT PERSONNES INCULPÉES

L’affaire, portée devant le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF), révèle une fraude présumée estimée à plus de 128 millions de FCFA. 

Les employés de Codival impliqués dans la fraude

Sept personnes ont été inculpées : six employés de Codival ,  Houra Ange, Kambiré Félix, Assémian Jean, Beugré Sié et Yao Paulin ainsi que Soa Koundé Aimé, présenté comme le principal exécutant des opérations de siphonnage.

Les chefs d’inculpation retenus

Placés sous mandat de dépôt depuis le 30 mai 2025, ils sont poursuivis pour abus de confiance, complicité et blanchiment de capitaux.

LES AVEUX DES PRÉVENUS  DEVANT LE TRIBUNAL

L’audience du 23 avril dernier a été riche en révélations. À la barre, la majorité des prévenus ont reconnu les faits, exprimant des regrets et présentant leurs excuses à la justice et à leur employeur. En revanche, Beugré Sié et Yao Paulin ont contesté toute implication, plaidant non coupables. 

Pour le parquet, les faits ne laissent place à aucun doute.Le dossier est solide, les preuves accablantes.

CODIVAL : UNE ENTREPRISE FRAGILISÉE PAR DEUX CRISES SUCCESSIVES

Cette affaire intervient dans un contexte difficile pour Codival. En 2024, le groupe de ransomware SpaceBears avait revendiqué une cyberattaque contre la société, volant des données sensibles et chiffrant ses fichiers, exigeant une rançon substantielle.

Deux crises majeures en moins de deux ans pour une entreprise dont le cœur de métier est précisément la sécurité et la confiance.

OÙ EN EST LE PROCÈS CODIVAL EN 2026 ?

L’affaire est désormais entre les mains de la justice. Le verdict est attendu et devrait envoyer un signal fort sur la tolérance zéro de l’État ivoirien face aux fraudes internes dans le secteur financier et sécuritaire.

Une chose est certaine : chez Codival, la menace ne venait pas de l’extérieur.

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