
Dans une vidéo publiée sur TikTok, le 20 janvier 2026, le prédicateur ivoirien répond aux accusations liées à ses enseignements sur la spiritualité chrétienne.
Le pasteur Wilfried Zahui a pris la parole dans une vidéo diffusée le 20 janvier 2026 sur son compte TikTok officiel “Amagou Wilfried Zahui”, afin de répondre à une vague de critiques et d’accusations circulant sur les réseaux sociaux à son sujet.
À l’origine de la polémique : ses prédications autour de la spiritualité chrétienne, que certains internautes ont assimilées à des pratiques mystiques jugées incompatibles avec la foi chrétienne. Depuis plusieurs semaines, des montages vidéo, panels et publications utilisent son image et son nom pour le présenter comme un ex-pasteur, un mystique déguisé, voire un sataniste.

Dès l’entame de sa déclaration, Wilfried Zahui adopte un ton solennel :
« Soyez bénis, que la paix et la grâce de Dieu soient avec vous. »
Une mise au point sur son identité spirituelle.
Dans cette vidéo de près de quatre minutes, le prédicateur affirme n’avoir jamais renié son statut de pasteur, ni abandonné la foi chrétienne.
« Je n’ai jamais dit que je n’étais plus pasteur. Je n’ai jamais fait la promotion de quelconque satanisme. »
Il insiste sur le fait que ses propos ont été déformés et sortis de leur contexte, notamment autour du terme mysticisme, devenu central dans les accusations portées contre lui.
Wilfried Zahui précise ainsi :
« Mysticisme, en définition française, ça veut dire chercher à vivre une expérience directe avec Dieu. J’ai parlé de mysticisme christocentrique, c’est-à-dire vivre une spiritualité profonde avec Jésus-Christ. »

Selon lui, cette approche n’a rien à voir avec des pratiques occultes ou interdites :
« Je n’ai exhorté personne à faire un sacrifice humain ou à poser des actes contraires à la foi chrétienne. »
Liberté d’expression et limites légales
Tout en reconnaissant la liberté d’expression, le pasteur rappelle que celle-ci a des limites juridiques.
« Nous sommes dans un pays de droits. Il y a la liberté d’expression, mais utiliser mon nom et mon image demande de la prudence. »
Il dénonce des contenus qu’il estime diffamatoires et préjudiciables à son image :
« Prendre mon image, prononcer mon nom, me dénigrer dans des vidéos dans le but de salir mon image, vous n’êtes pas libres de le faire. »
Dans un avertissement explicite, il prévient :
« Si ces vidéos continuent, vous allez donner des preuves devant les autorités. Il ne faudra pas dire que je ne l’ai pas dit. »

Une fracture au sein du corps chrétien
Au-delà de sa défense personnelle, Wilfried Zahui élargit le débat à l’état de l’Église chrétienne.
« L’Église, corps de Christ, manque suffisamment d’amour, de compassion et de fraternité. »
Il affirme avoir longtemps accepté les critiques en silence, mais estime aujourd’hui nécessaire de réagir :
« J’ai accepté en tant que chrétien. Mais comme vous ne reconnaissez pas le chrétien que je suis, je vais réagir dans les jours qui suivent. »
Tout en réaffirmant sa foi, il conclut :
« Je suis né pour servir Dieu, et je mourrai en servant Dieu. »

Un appel clair au retrait des contenus
À plusieurs reprises, le pasteur demande explicitement la suppression des vidéos et publications le concernant:
« Par la compassion de Christ, retirez les vidéos. Supprimez tout de vos pages et occupez-vous de vos vies. »
Il laisse toutefois la liberté à chacun de ses convictions :
« Si vous ne croyez pas en mon ministère, vous êtes libres. Que chacun serve le Seigneur Jésus-Christ comme il pense. »
La vidéo se termine par une formule sans ambiguïté :
« À bon entendeur, salut. Que Dieu nous bénisse. »
Publicité

